Mobilités durables

Prime carburant : nouveau plafond à 600€, comment en profiter

une jeune femme profite de sa prime carburant en station

Le 21 mai 2026, le gouvernement a annoncé un plan de 1,2 milliard d’euros destiné à amortir la hausse des coûts de mobilité et soutenir le pouvoir d’achat des Français.

Parmi les mesures qui concernent directement les entreprises : une évolution importante de la prime carburant.

Jusqu’ici, le dispositif restait relativement limité : plafond de 300 € par an, critères d’éligibilité spécifiques et conditions parfois complexes à appliquer. Les annonces du gouvernement changent plusieurs choses :

  • le plafond d’exonération passe de 300 à 600 € par salarié et par an ;
  • les critères d’attribution vont être supprimés ;
  • le dispositif devient plus simple à mettre en place pour les entreprises.

Voici ce qu’il faut retenir.

Ce qui change concrètement avec la prime carburant 2026

Le plafond d’exonération passe de 300 € à 600 €.

C’est la mesure la plus visible annoncée par le gouvernement.

Jusqu’à présent, la prise en charge des frais de carburant liés aux véhicules thermiques ouvrait droit à une exonération plafonnée à 300 € par an et par salarié.

Le nouveau dispositif annoncé prévoit un plafond porté à 600 € par salarié et par an.

Cela donne eux entreprises la possibilité d’accompagner le pouvoir d’achat des salariés sans augmenter mécaniquement le coût des charges associées.

Les critères d’attribution vont disparaître

L’autre changement majeur concerne les conditions d’accès.

Jusqu’à présent, la prime carburant concernait certains profils spécifiques, notamment les salariés :

  • résidant ou travaillant dans des zones mal desservies,
  • ayant des horaires incompatibles avec les transports collectifs,
  • résidant dans une agglomération de moins de 100 000 habitants.

Le gouvernement a annoncé la suppression de ces critères afin de simplifier le dispositif et d’élargir son accès.

Une mesure pensée pour répondre à un contexte de pouvoir d’achat sous tension

Cette évolution intervient dans un contexte où les dépenses liées aux trajets domicile-travail restent un sujet important pour de nombreux salariés.

Pour beaucoup d’actifs, la voiture reste une nécessité quotidienne, notamment dans les territoires périurbains ou ruraux.

L’objectif affiché par le gouvernement est donc double :

  • soutenir le pouvoir d’achat ;
  • simplifier les dispositifs existants pour les entreprises.

Comment mettre en place la prime carburant dans son entreprise ?

La prime carburant reste un dispositif facultatif : l’entreprise choisit de la mettre en place ou non.

Elle peut être déployée :

Par décision unilatérale de l’employeur

Dans ce cas-là, c’est l’employeur qui définit lui-même le montant et les modes de prise en charge des frais de déplacement par la prime carburant. Il doit consulter le comité social et économique (CSE).

Par accord collectif

Dans ce cas-là, c’est l’accord d’entreprise ou de branche qui définit le montant et les critères d’attribution de la prime carburant par l’employeur à ses salariés.

Dans les deux cas

  • Le montant doit être identique pour tous les salariés éligibles d’une même catégorie,
  • Le montant doit être mentionné sur la fiche de paie,
  • En cas de traitement inégalitaire, l’amende est de 750 € par salarié concerné (3 750 € pour une personne morale).

Peut-on cumuler la prime carburant avec d’autres aides mobilité ?

Oui, la prime carburant peut être combinée avec d’autres dispositifs mobilité selon les règles applicables :

  • le Forfait Mobilités Durables (dans la limite des plafonds d’exonération applicables),
  • la prise en charge des abonnements aux transports publics (règles spécifiques de cumul, sans exonération sociale et fiscale de la prime carburant).

L’objectif n’est plus uniquement de rembourser une dépense, mais de construire une politique mobilité plus cohérente et adaptée aux usages réels.

Les autres mesures face à la crise carburant annoncées par le gouvernement

La prime carburant employeur n’est pas la seule mesure annoncée par le gouvernement. Le plan prévoit également :

  • un renforcement de l’aide destinée aux travailleurs modestes « grands rouleurs », qui cible près de 3 millions de Français,
  • la reconduction des aides pour certains secteurs fortement dépendants des carburants, notamment les transporteurs, pêcheurs, agriculteurs et acteurs du BTP,
  • une revalorisation pérenne des indemnités kilométriques pour les aides à domicile,
  • une aide pouvant aller jusqu’à 5 500 € pour les chauffeurs de taxi souhaitant acquérir un véhicule électrique.

Pourquoi c’est le moment

Avec un plafond porté à 600 € par salarié, la suppression des critères d’attribution et une hausse des prix à la pompe qui pèse toujours sur les trajets du quotidien, la prime carburant devient plus simple à déployer et plus pertinente que jamais pour soutenir le pouvoir d’achat des collaborateurs.

Reste une question : comment la gérer efficacement ?

Verser l’aide directement sur la paie est possible, mais le manque de traçabilité des dépenses ne permet pas l’application des exonérations fiscales au regard des critères de l’URSSAF. Cela implique également davantage de suivi manuel et moins de visibilité sur l’utilisation réelle des budgets.

À l’inverse, une carte de paiement dédiée à la mobilité permet d’automatiser l’attribution des budgets, d’optimiser les exonérations de charges sociales, de sécuriser les usages et de centraliser plusieurs dispositifs au même endroit.

Chez Rout’in, nous accompagnons les entreprises dans le déploiement et le pilotage de leurs dispositifs mobilité, afin de simplifier leur gestion au quotidien et d’adapter les aides aux usages réels des collaborateurs.

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